Après une nuit courte mais réparatrice, nous prenons un petit-déjeuner en terrasse dans le café au pied de notre immeuble en compagnie de moineaux gourmands et peu farouches. Regardez bien près de la tasse rouge au premier plan sur la photo : moineau en vol stationnaire !
Nous sommes dans le Village, quartier gay de Toronto. Tout s'affiche ici gay friendly. Le rainbow flag est omniprésent jusque dans les passages piétons ! Il y a encore un monde en France avant d'atteindre ce niveau de respect des différences...
Nous remontons ensuite dans notre appartement pour téléphoner à Air Canada, histoire de prendre des nouvelles de nos valises. Contrairement à ce qui nous a été dit la veille, l'une d'elle est restée à Barcelone... La seconde doit effectivement arriver ce matin à Toronto mais impossible de convenir d'une heure de livraison. On ne va tout de même pas rester enfermés dans l'appartement toute la journée à attendre cette fichue valise. On décide donc d'annuler la livraison et de passer nous-même à l'aéroport la récupérer dans la journée. Nous donnons les adresses de nos premiers hébergements afin de faire livrer l'autre valise, la plus importante : elle contient mes vêtements, la trousse de toilette, les guides de voyage... J'avais hésité à répartir nos vêtements dans les deux valises en cas de telle mésaventure et évidemment je ne l'ai pas fait. Heureusement, j'emprunterai slip, chaussettes et polo à Laurent, pas sûr que l'inverse fut possible ! Sans plus attendre, nous partons profiter tout de même de Toronto. Et notre première étape est la CN Tower.
Indissociable du paysage urbain de Toronto, c'est une flèche de béton en forme de fusée à qui l'on aurait fait une grosse tête. Avec son antenne culminant à 553,33 m, elle a été, de 1974 à 2010, la structure autoportante la plus haute du monde. Elle dispose de deux belvédères : le premier situé à 346 m, le second à 447 m. L'ascenseur de verre, au sol lui aussi en partie vitré, atteint le premier niveau en 58 s ! Nous y découvrons un panorama sur la ville époustouflant.
Un second ascenseur nous mène ensuite sur la nacelle d'où la vue s'étend à 160 km à la ronde. La tour pèse 130 000 tonnes, soit le poids environ de 23 214 éléphants adultes. Les parties les plus hautes ont été construites pour résister à des vents tourbillonnants pouvant atteindre 418 km/h. Elle peut résister à un séisme de 8,5 sur l'échelle de Richter. En moyenne, la foudre frappe la tour 75 fois par an.
Nous revenons au premier niveau où nous faisons quelques pas sur le plancher de verre. Même s'il peut supporter le poids de 35 orignaux, l'immense vide n'en est pas moins vertigineux !
De retour sur le plancher des vaches, on regarde passer les trains ! Au pied de la tour, une rotonde construite en 1929, et aujourd'hui musée, était destinée à l'entretien des locomotives à vapeur des trains de voyageur.
Nous cherchons ensuite un snack pour déjeuner... pardon, dîner ! Au Canada, le déjeuner est notre petit-déjeuner, le dîner correspond au déjeuner et le souper au dîner... Notre dîner, donc, sera asiatique et ma foi on se régale ! On complète, un peu plus loin, par des donuts et on prend la direction de l'aéroport. Là, nous récupérons une seule valise. C'est bien celle de Laurent. On nous informe que la seconde arriverait le soir même. Ils nous tiendront au courant... On rentre à l'appartement poser la valise et on en profite pour se reposer un peu. En fin d'après-midi, je me connecte sur Air Canada. Suite aux grèves à Barcelone, le vol emprunté par notre valise est parti avec beaucoup de retard et il est impossible qu'il ait sa correspondance à Montréal pour Toronto. Je ne récupérerai pas ma valise ce soir. Il est trop tard pour visiter le musée Royal de l'Ontario, on décide donc de prendre un ferry en direction des îles de Toronto. A bord, on profite déjà d'une vue spectaculaire sur la skyline.
C'est sur ces îles que les Torontois passent une partie de leur week-end, entre chenaux et marinas, pans de forêt et plages invitant à la baignade, aires de jeux, mini-ferme et petit parc d'attractions. Nous sommes samedi et effectivement loin d'être seuls. On croise nombre glaciaires et même barbecues. Des panneaux indiquent "Please, walk on the grass" invitant à profiter de ce lieu magnifique. Une belle promenade nous conduit à une jetée où l'on prend la mesure de l'immensité du lac Ontario.
Puis, nous déambulons sur la petite île d'Algonquin.
Contraste saisissant entre les pittoresques cottages en bois peints de toutes les couleurs, noyés dans la verdure et les fleurs, et les gratte-ciel qui scintillent juste en face.
Nous prenons possession d'un banc et admirons le coucher de soleil sur la skyline.
Puis peu à peu la ville s'illumine, magique !
L'heure et la fatigue avançant, on reprend le ferry puis le métro à destination de "notre chez nous", où après avoir englouti quelques parts de pizza on ne tarde pas à s'endormir...