Nous abordons la seconde partie du voyage que nous avons souhaitée beaucoup plus calme et reposante. Place donc à l'oisiveté et à la contemplation, les derniers articles s'en trouveront donc nettement moins fournis aussi bien en textes qu'en photos...
Aujourd'hui donc, nous profitons de Trinidad, qui, en ce samedi, est curieusement désertée par les touristes. On a l'impression de l'avoir rien que pour nous ! Nous retournons sur la charmante plazuela del Cristo, devant le museo de la Lucha contra los Bandidos et prenons place sur un banc, à l'ombre des grands arbres qui, sans en être, ressemblent à des albizias. On regarde Trinidad, on respire Trinidad, on écoute Trinidad... Sur le banc derrière nous, un groupe de 4 musiciens-chanteurs fait l'animation. C'est beau ! L'un d'eux vient vers nous et entame la conversation. Du coup, tout le répertoire de la chanson française y passe ! Il est sympathique, je me laisse avoir et lui achète un CD : je tiens la future bande son de mon prochain film sur Cuba...
Nous reprenons ensuite notre déambulation dans les rues désertes, allant de galeries d'art en boutiques de souvenirs. A l'heure du déjeuner, le petit-déjeuner ayant été très copieux, nous nous contentons d'un cocktail rafraîchissant. Pour Laurent : Sangria et pour moi : Piña Colada sans alcool ! Puis on rentre lézarder sur le toit terrasse de notre casa.
On ressort à l'heure du goûter déguster une glace artisanale sous le regard envieux et suppliant d'une boule de poils à quatre pattes. Il faut dire qu'il y a de nombreux chiens errants et tous ne sont pas sympathiques... Mais celle-ci l'est, je lui sacrifie un morceau de mon cornet et Madame fait la difficile !
Nous retournons à l'Ermita de la Popa et nous asseyons dans le joli parc la jouxtant. Mais l'ambiance y est moins agréable que sur la place de ce matin. Entre consommation d'alcool et autres trafics, nous ne nous y attardons pas et préférons arpenter les rues colorées et pavées du centre historique, et au détour d'une porte ou d'une fenêtre ouverte, voler des moments de la vie cubaine. On s'arrête un instant observer et écouter cette trentaine de personnes, tout de blanc vêtues, qui chante et danse dans une salle minuscule. Sans doute des adeptes de la Santeria...
En soirée, on retourne au restaurant El Jigue où l'on s'installe en terrasse pour dîner. Cette fois-ci, nous sommes harcelés par un matou... On profite du groupe aux sonorités soul et jazzy, puis on rentre boucler les valises et les yeux car on quitte Trinidad de bonne heure demain matin.