Aujourd'hui, nous attend une belle randonnée dans le Parc de la Mauricie à la découverte des chutes Waber : 4,6 km de kayak puis 4 km à pied et la même chose au retour ! Il nous faut donc des vitamines ! Ça tombe bien, Alain s'est levé aux aurores pour nous préparer un succulent petit-déjeuner. Pas question de tomber dans le traditionnel œufs brouillés au bacon : en fin cuisinier Alain nous a concocté une délicieuse crêpe aux asperges accompagnée d'une salade à base de pommes de terre. Un smoothie aux fruits frais, une salade de fruits frais au sirop d'érable, un gâteau et un café viennent compléter ce festin ! C'est donc armés que nous prenons la direction du Parc. Un rapide arrêt au belvédère Le Passage nous permet d'avoir une première vue splendide sur le lac Wapizagonke, point de départ de notre randonnée.
Pique-nique, chasse-moustiques, nous voilà équipés, nous récupérons le kayak et c'est parti !
Nous devons traverser le lac Wapizagonke sur toute sa longueur. A certains endroits, il se réduit qu'à un simple ruisseau nous devons donc descendre et tirer ou porter - en cas de barrage de castors - notre embarcation. Après 1h30 de pagayage, on arrive au début de la rando pédestre, on change de chaussures, se bombarde à nouveau de chasse-moustiques et l'on prend la direction des chutes. En route, nous marquons plusieurs arrêts à des belvédères ou en bords de lacs pour profiter des magnifiques paysages qui s'offrent à nous.
1h30 plus tard, nous voilà au sommet des chutes Waber. L'endroit est idéal pour le pique-nique !
Reposés et repus, on entame la descente des marches pour se rendre au pied des chutes. Splendide !
Seul regret : tels des phoques échoués nombre de randonneurs bronzent au soleil sur les rochers et certains escaladent les chutes au risque de... chuter ! Tout cela ne cadre pas bien avec ce site naturel exceptionnel... Bref, on ne s'attarde pas, on remonte les marches puis on choisit de suivre la boucle qui nous ramène à notre kayak. Certes un peu plus long que de rebrousser chemin mais cela nous promet de nouveaux points de vue. Et effectivement la vue depuis le belvédère surplombant le lac Anticagamac est tout juste époustouflante !
On redescend ensuite progressivement jusqu'au kayak.
Il nous tarde vraiment d'y arriver car malgré le chasse-moustiques, nous sommes très convoités ! Lorsque je vois la vingtaine de moustiques - les maringouins ici - qui virevoltent autour de Laurent, je n'ose imaginer autour de moi... Déjà que je traîne depuis notre passage aux Mille-Îles des dizaines de piqûres sur chaque pied et les démangeaisons qui vont avec, je crains le pire ! Enfin, on arrive et on ne tarde pas à remettre le kayak à l'eau. Là au moins, c'est un peu plus tranquille. En revanche, la fatigue se fait sentir. Pour les grands sportifs que nous sommes, les derniers kilomètres sont difficiles... Nous en venons quand même à bout et nous rejoignons la voiture qui nous ramène chez Alain, où l'on se précipite sous la douche pour se débarrasser de la crème solaire, du chasse-moustiques et se détendre ! Alain nous invite ensuite à prendre l'apéro près de la piscine en compagnie de Lysette, du couple occupant l'autre chambre et d'un couple de voisins. S'installe une bonne ambiance où chacun évoque sa vie et la vie en générale de chaque côté de l'Atlantique. Anecdotes, blagues, chacun se chambre un peu... L'heure avance et plutôt que de nous recommander un resto, Alain nous propose de commander des pizzas et de poursuivre cette bonne soirée ensemble. On ne se fait pas prier ! Alain tient absolument à nous faire visiter la chambre ou plutôt l'appartement en souplex sur toute l'emprise de la maison occupé par l'autre couple. Parmi la déco, Laurent repère un accordéon et évidemment il a fallu qu'il me dénonce ! Je me retrouve donc à tenter d'apprivoiser la bête : la main droite n'est pas un clavier à boutons mais à touches comme sur un piano. C'est assez déstabilisant et en plus je n'ai pas de partitions... J'arrive tant bien que mal à jouer Ah le Petit Vin Blanc, La Java Bleue et le Petit Quinquin. Mon auditoire est indulgent et ravi.
La soirée se poursuit fort agréablement mais la fatigue ayant raison de tous, on se résigne à se coucher. Nul doute que l'on gardera longtemps le souvenir de cette soirée et de notre hôte atypique et sympathique qui a su impulser une si belle ambiance : Alain !