Après un copieux petit-déjeuner, nous retournons à Fira où nous garons la voiture à l’entrée de la ville. De là, commence une marche sportive ! 15 minutes pour rejoindre le centre-ville, puis nous descendons les 587 larges marches jusqu’au vieux port. Nous croisons de nombreux touristes amenés par d’énormes bateaux de croisière. La plupart montent en téléphérique ou sur le dos des dizaines d’ânes et autres équidés qui attendent leur fardeau en plein soleil. Nous avons pitié d’eux (les ânes) et continuons notre descente à pied. Nous sommes plus qu’à l’heure et attendons notre caïque, bateau traditionnel, en nous remettant de notre descente à l’ombre ! Nous voyons plusieurs bateaux partir tellement chargés que certains voyageurs sont debout et nous commençons à nous inquiéter pour notre propre traversée jusqu’au volcan… Enfin notre bateau, Le Poséidon, arrive. Nous nous empressons pour être parmi les premiers à embarquer et ainsi trouver une place assise à l’ombre. Confortablement installés, nous attendons le départ. A peine 10 minutes plus tard, nous partons et réalisons que nous avons beaucoup de chance : très peu de monde à bord !
Premier arrêt : l’îlot de Néa Kaméni. Nous suivons notre guide pour une marche d’1h30 sur le volcan dont la dernière
éruption date de 1950. L’endroit est un désert de roches. Les seules indications d’activités sont les gaz chauds qui s’échappent des fumerolles des cratères centraux et les sources chaudes qui émergent en différents points des côtes. Le guide marche vite, met en scène l’histoire de Santorin à l’aide des
pierres volcaniques qu’il ramasse et de sa bouteille d’eau, et il parle… beaucoup… en anglais ! Très intéressant mais pas facile à suivre ! La visite se fait au pas de charge et on regrette un peu de ne pas avoir le temps de profiter davantage de la vue…
Second arrêt : les sources d’eau chaude. Pour éviter d’être trop chargés (on a déjà chacun une bouteille d’eau plus le pique-nique), nous n’avons pas pris nos serviettes et maillots. Après coup, je le regrette un peu… Nous restons donc à bord du bateau d’où nous regardons quelques courageux plonger dans l’eau profonde, bleue sombre et froide puis nager jusqu’aux
eaux plus chaudes, marrons et dangereuses pour les maillots ! En effet, le guide nous prévient que certains tissus, blancs notamment, peuvent déteindre et que s’ils comportent des parties métalliques, celles-ci peuvent s’oxyder… Finalement, tout le monde rentre sain et sauf !
Troisième arrêt : l’île de Thirasa. 1h30 de temps libre : restaurant pour certains, baignade pour d’autres, nous, nous optons pour grimper jusqu’au village principal. Il est 13h45 et la montée, constituée de 145 marches, est en plein soleil… 20 minutes plus tard, nous sommes au sommet. La vue est belle, le village typique mais minuscule et l’ombre est rare. Après 5 minutes de récupération, nous dénichons un petit coin à l’ombre et un peu à l’écart où nous sortons le pique-nique. Une mimine qui faisait la sieste vient chercher quelques câlins. Tout comme en Crète, il y a beaucoup de chats à Santorin. Mais notre invitée n’est pas craintive et à force de gros
ronrons, nous lui cédons un de nos sandwichs, au demeurant peu fameux… Nous ne nous attardons pas car nous devons être de retour au bateau à 15h10 et il nous faut redescendre les 145 marches. Le bateau klaxonne, signalant le départ, et nous sommes à bord ! Ce n’est pas le cas de tous les passagers. Des sacs et chaussures n’ont pas retrouvé leurs propriétaires qui devront prendre le bateau suivant...
Quatrième arrêt : le port de Oia. Deux options : descendre là et monter en ville d’où il faut prendre le bus ou un taxi pour revenir à Fira, ou bien rester sur le bateau qui nous ramène à bon port. Ayant prévu de visiter Oia le lendemain, nous choisissons cette dernière option. Arrivés au vieux port de Fira, nous faisons nos feignasses et prenons le téléphérique. Nous avons eu notre lot de marches pour aujourd’hui ! Une petite glace et un jus d’orange fraîchement pressé nous redonnent les forces nécessaires pour rentrer se rafraîchir…